Colonne commune ou canalisation privative ?
Tout part de là. La colonne (la chute verticale qui traverse l'immeuble) est une partie commune : son débouchage et son entretien incombent au syndicat des copropriétaires, donc au syndic. Les canalisations horizontales qui relient vos équipements à la colonne sont privatives : leur entretien vous revient.
Le symptôme oriente le diagnostic : si un seul logement est touché, le bouchon est probablement privatif. Si plusieurs logements superposés refoulent en même temps — typiquement les étages bas — c'est la colonne.
Qui paie quoi
- Débouchage de la colonne : charges communes, réparties selon les tantièmes — même si l'intervention a été déclenchée par un occupant.
- Bouchon privatif : à la charge du copropriétaire (ou du locataire s'il s'agit d'un défaut d'entretien courant).
- Dégâts consécutifs : c'est l'assurance multirisque immeuble et les assurances habitation qui se répartissent les dommages, sur la base du rapport d'intervention.
D'où l'importance d'un rapport documenté : nos interventions donnent lieu à un passage caméra avec rapport transmis au syndic, qui établit la localisation exacte du bouchon — et donc la bonne imputation des frais.
Pourquoi les colonnes se bouchent
Graisses figées (cuisines), lingettes dites « biodégradables », tartre et dépôts dans les chutes, et parfois un défaut structurel : contre-pente, emboîtement déboîté, fonte corrodée. Un bouchon qui revient tous les six mois n'est pas une fatalité, c'est un symptôme — l'inspection caméra fait la différence entre un simple curage et une réparation ciblée.
La prévention qui marche
Pour une copropriété, un contrat d'entretien avec curage préventif des colonnes tous les 2 à 5 ans selon l'usage coûte une fraction du prix des urgences répétées — et supprime les dégâts des eaux en cascade. C'est le cœur de métier de notre pôle EREM Assainissement, qui assure aussi la traçabilité réglementaire des interventions pour vos assemblées générales.
